Où vendre et acheter?

10/05/2011

Soudan: l'industrie de l'or et l'orpaillage artisanal


Selon le ministre Jaylani, le pays compte désormais plus de 200.000 mineurs artisanaux et illégaux. Et ces mineurs sans licences d'exploitation ont produit depuis janvier plus de 60 tonnes d'or dont une grande partie a été exportée illégalement via la frontière égyptienne.

"Nous estimons que les compagnies autorisées ne produiront pas plus de 10 à 12 tonnes d'or cette année. Tout compris, en additionnant la production des compagnies légales et illégales, ceci nous rapportera environ 3 milliards de dollars, plus un milliard supplémentaire pour d'autres ressources minières", détaille le ministre.

"Si notre or n'est plus exporté en contrebande, il peut nous rapporter 4 milliards de dollars, ce qui correspond au trou occasionné dans notre budget par la perte des revenus pétroliers. Donc notre priorité est désormais de fermer les canaux de contrebande d'or", poursuit Abdelbaqi al-Jaylani.

Parmi les mesures envisagées, Khartoum veut persuader les producteurs illégaux de vendre leur or à la Banque centrale du Soudan, désormais un acteur du marché, et compte monter une usine de traitement d'or afin d'augmenter la valeur du métal précieux exporté.

Besoin urgent d'investisseurs

Cette usine dans le nord de Khartoum doit commencer à fonctionner en janvier prochain, et aura une capacité initiale de traitement de 50 tonnes d'or à l'année, a précisé le ministre.

Comme beaucoup d'autres secteurs, l'industrie soudanaise de l'or a un besoin urgent d'investisseurs étrangers.

Selon Abdelbaqi al-Jaylani, 200 compagnies aurifères nationales et internationales détiennent des concessions. Mais le ministre déplore cependant que beaucoup de ces concessions n'en soient encore qu'au stade de la prospection.

A l'exception notable, toutefois, du groupe canadien La Mancha, une filiale du groupe industriel français Areva (numéro un mondial du nucléaire) et principal partenaire de la société Ariab, une entreprise conjointe avec le gouvernement soudanais, actuellement première productrice d'or du pays.

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10/03/2011

Burkina Faso: Mine d’or de Bissa-Zandkom


Le secteur minier est en vogue au Burkina Faso. En effet, après la mine d’or de Taparko, c’est celle de Bissa-Zandkom, dans la commune de Sabcé, de procéder au lancement officiel de ses travaux, jeudi 29 septembre 2011. 7e mine du pays, la mise en exploitation du gisement d’or de Bissa aura une durée prévisionnelle de vie de 9 ans, mobilisera des investissements cumulés d’environ 197,3 millions de dollars et aura comme retombées directes, d’après le ministre Salif Kaboré, « 469 emplois permanents, 54 milliards de recettes directes pour l’Etat burkinabè ». A écouter le ministre, la mine dont les travaux viennent d’être lancés, provient de loin.

Et pour la petite histoire, raconte-t-il, « Bissa-Zandkom est l’aboutissement d’importants travaux de recherche qui datent de 1960. C’est véritablement en 2004, que la société Jilbery Burkina dans le cadre des permis qui lui sont octroyés, a investi près de 10 milliards dans la prospection aurifère ; au regard des bons résultats atteints, sa société-mère, High River Gold (HRG) a décidé de poursuivre les travaux de recherche. Les investigations géologiques et minières vont permettre la confirmation du gisement aurifère, des permis Bissa et Zandkom qui portent d’ailleurs le nom du projet (Bissa-Zandkom) ».


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