
La
production (de la société ENOR) réalisée de janvier à juillet 2009 a permis de réaliser un chiffre d'affaires de 1,47 milliard de dinars, soit l'équivalent de 20 millions de dollars pour un prix moyen de 928 dollars l'once, selon le premier responsable de cette entreprise algéro australienne. Une grande partie de cet or est exportée vers la Suisse à des prix fixés selon les cours quotidiens de la Bourse de Londres correspondant à J+1 de la date de l'accord de vente entre l’Enor et la société- cliente suisse.
Le reste est acheté par l'Agence nationale des métaux précieux (Agenor) qui se charge de son affinage et de sa commercialisation pour les bijoutiers et artisans nationaux.
Avant d'être vendu en Suisse, l'or algérien est tout d'abord acheminé vers ce pays sous forme de lingots d'or brut composés d'or, d'argent et d'impuretés, et dont le poids varie entre 10 et 20 kilogrammes, pour y être affiné par de grandes maisons d'affinage suisses. Mais faisant face au problème d'insuffisance de fonds de roulement, l'Enor est contrainte de vendre son or sur le marché suisse même quand les cours de ce métal précieux sont en baisse à la Bourse de Londres : «Ce qui se traduit par un manque à gagner en devises», regrette ce responsable. D'ailleurs, cette entreprise, dont la première coulée de lingot d'or a été réalisée en 2008, n'a toujours pas réalisé de bénéfice ni amorti ses investissements qui sont de l'ordre de 50 millions de dollars.